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Monique Iborra
Question N° 6377 au Ministère du travail


Question soumise le 9 octobre 2012

Mme Monique Iborra attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les difficultés que rencontrent les bénéficiaires de l'ASS qui remplissent les critères requis pour bénéficier de la majoration de l'ASS en application du décret n° 2011-123 du 29 janvier 2011. En effet, ce décret ne serait pas appliqué alors que le non-cumul de l'ASS avec la totalité des heures travaillées en complément plonge ces personnes dans de grandes difficultés alors même qu'elles travaillent à temps partiel subi, n'arrivant plus à accéder à un emploi à temps plein en raison de leur âge, malgré d'innombrables demandes. Aussi, elle lui demande de mettre en oeuvre les démarches nécessaires pour que ce décret de 2011 soit appliqué pour l'indemnisation des bénéficiaires.

Réponse émise le 26 février 2013

Le décret n° 2003-1315 du 30 décembre 2003 a supprimé à compter du 1er janvier 2004 la majoration qui s'appliquait à certains bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique (ASS). Jusqu'au 31 décembre 2003, pouvaient bénéficier de l'ASS majorée les allocataires âgés de 55 ans ou plus et justifiant d'au moins 20 ans d'activité salariée, ou âgés de 57 ans et demi ou plus et justifiant de 10 ans d'activité salariée, ainsi que ceux justifiant d'au moins 160 trimestres de cotisation retraite. Depuis le 1er janvier 2004, seuls les allocataires qui bénéficiaient avant cette date de la majoration continuent à la percevoir jusqu'à l'expiration de leurs droits à l'ASS. Le décret n° 2011-123 du 29 janvier 2011 revalorisant le montant journalier de la majoration de l'ASS ne s'applique donc que pour ces allocataires. S'agissant des conditions de cumul de l'ASS avec les revenus provenant d'une activité professionnelle, les règles applicables diffèrent selon que la personne exerce au cours du mois une activité salariée de 78 heures et plus ou une activité salariée de moins de 78 heures. Le bénéficiaire de l'ASS qui exerce une activité salariée de 78 heures par mois et plus peut bénéficier d'un complément de revenus. Durant les 3 premiers mois, l'intéressé continue à percevoir chaque mois, la totalité de son ASS. Ensuite, durant les 9 mois suivants, ses revenus mensuels seront déduits du montant de son allocation, mais une prime forfaitaire de 150 € lui sera versée chaque mois. Le bénéficiaire de l'ASS qui exerce une activité salariée de moins de 78 heures par mois peut également bénéficier d'un complément de revenus. Ce complément est dans ce cas calculé en fonction de ses rémunérations. La règle de cumul diffère selon la durée de l'activité. Durant les 6 premiers mois, l'intéressé peut cumuler intégralement son ASS avec un revenu mensuel d'activité si celui-ci est inférieur à la moitié du Smic. Pour la partie supérieure à la moitié du Smic, 40 % du revenu brut sont déduits du montant de l'allocation. Durant les 6 mois civils suivants, 40 % de la totalité du revenu brut sont déduits du montant de l'allocation. Le complément de revenus, quel qu'il soit, est assuré au maximum durant les 12 mois ou dans la limite de 750 heures si au terme des 12 mois, ce nombre d'heure n'est pas atteint. La durée de 12 mois est déterminée en tenant compte aussi bien des mois au cours desquels l'horaire de travail est supérieur ou égal à 78 heures que des mois au cours desquels l'horaire de travail est inférieur à 78 heures. Ces règles de cumul d'allocations du régime de solidarité avec des revenus provenant d'une activité professionnelle visent, tout comme celles prévues en matière de cumul d'allocations du régime d'assurance chômage avec des revenus tirés d'une activité professionnelle, à inciter les demandeurs d'emploi à reprendre une activité.

1 commentaire :

Le 08/01/2013 à 00:45, romain330 a dit :

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Madame la député Madame Iborra.

Par vos interventions;l on peut comprendre que le chômage reste pour vous un des sujets de vos préoccupations, c est dansce cadre que je m'adresse à vous.

j' ai tenté de vous joindre par email courant décembre sans autre réponse.

Comme le propose vos services, je tente de joindre sur ce sujet un député qui serait en mesure de travailler en collaboration sur ce sujet.

Retraité du secteur électronique/informatique, j'ai aussi travaillé au centre de certification des systèmes informatique des assédic dans le cadre de l'intranisation, sur des maquettes réseaux et dans le cadre du projet Lanrac et Aladin.

l'objectif reste à réemployer le Vivier’ que représente les demandeurs d’emplois

Dans la situation actuelle il faudrait considérer les 5,5 millions de sans emplois comme des forces vives,

une des rares solution serait de réaménager le temps du travail et de mieux le partager, puisque c est une denrée qui devient rare .

Nous pouvons dès lors prévoir que la croissance ne sera pas au rendez-vous pour créer des emplois.

Depuis plusieurs années déjà cette cette situation était prévisible et pour prévenir de cette situation prévoir un un plan B

Dans l'urgence, il faut maintenant prendre des dispositions rapides afin d'éviter le pire, la décadence des PME et TPE.

En utilisant autrement toutes les ressources humaines et financières (allocations chômages et diverses autres dépenses inutiles en formation) qui représentent donc 35 mds d'euros.

Du coté des employeurs l'attente est grande pour les 2,5 millions de TPE/PME pour beaucoup en manque de mains (ou de têtes) et de l autre des demandeurs en recherche d'emplois.. alors comment satisfaire tout le monde , permettant d'abaisser le taux horaire travaillé; sans pour autant baisser le salaire

Avec 31 Mds d’euros de recettes (cotisations patronales, salariales, état ) et 35 Mds de dépenses, sans compter les coûts indirects, le fait que le chômeur bénéficie de l’assurance maladie, sans participer aux cotisations, je n’ai pas de chiffre précis sur le coût réel engendré par la population actuellement au chômage

Des chiffres circulent 60.Mds euros de manque à gagner, d'autres parlent de 80 Mds

Mon projet s'inscrit dans une conjoncture économique difficile et donne une réponse toute logique au problème du chômage, encore faut-il se faire entendre, exercice que je tente de faire déjà depuis plus d'un an sans autre retour.

Ce projet ne nécessite aucune loi, et pourrait être une base d'observation en "Béta test" dans une région

Cette proposition peut être établie sur une période donnée en attendant une embellie de la situation, sans engendrer de coûts ou d’investissements supplémentaires

Un retour sur les positions existantes serait toujours possible sans autres effets contraires et donnerait la ‘bouffée d’air » tant attendue des demandeurs d’emplois, et des entreprises.

En agissant comme un levier, cela pourrait améliorer la productivité, et dans une certaine mesure à faire baisser les coûts de productions sans pour autant baisser le salaire de base.

Je reste à votre disposition,

Dans votre attente,

Veuillez madame la Député agréer l'expression de mes meilleurs sentiments

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