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Patrice Martin-Lalande
Question N° 74929 au Ministère de l’intérieur


Question soumise le 3 mars 2015

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M. Patrice Martin-Lalande interroge M. le ministre de l'intérieur sur la question d'un moratoire temporaire ou d'une évolution de la loi de 1905 pour faciliter le financement transparent public ou privé des mosquées ainsi que la formation des imams suivant des méthodes concertées avec l'État ou les collectivités territoriales. Selon Le Monde du 14 janvier 2015 citant les chiffres du ministère de l'intérieur, seuls 10 % des personnes officiant comme imam en France sont des imams français. Nombre d'imams sont détachés et rémunérés par des États étrangers. À l'été 2014, les mosquées ont ainsi fait appel à 400 religieux de pays musulmans pour assurer les prêches pendant le ramadan. L'article 2 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des églises et de l'État dispose que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Tout versement de subventions directes ou indirectes pour la construction comme pour le fonctionnement d'un édifice cultuel est ainsi interdit par la loi française. Contrairement aux autres cultes plus anciennement établis sur le territoire national, le culte musulman n'est pas propriétaire du patrimoine immobilier nécessaire pour une pratique dans des conditions décentes. Les associations de la communauté des musulmans de France se trouvent souvent dans l'obligation de lever des fonds auprès de pays étrangers pour financer leurs lieux de culte. Ces bailleurs de fonds étrangers trouvent un intérêt à financer la construction et le fonctionnement de mosquées en France afin, notamment, d'étendre leur réseau d'influence ou de promouvoir certains courants de pensée et de religion. Mais certains de ces pays ne respectent pas la liberté religieuse, poursuivent des objectifs de politique étrangère contraires à notre intérêt national, voire ont la réputation internationale de ne pas suffisamment lutter contre le financement de l'islamisme radical. Il l'interroge par conséquent sur la question d'un moratoire temporaire ou d'une évolution de la loi de 1905 pour faciliter le financement transparent public ou privé des mosquées ainsi que la formation des imams suivant des méthodes concertées avec l'État ou les collectivités territoriales.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

1 commentaire :

Le 03/03/2015 à 12:01, laïc a dit :

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La loi de 1905 ne doit bien entendu subir aucun moratoire ou évolution, qui serait en la circonstance une régression, pour ne pas dire un anéantissement de cette loi. Si l'appel à des imams étrangers pose problème, rappelons que la loi de 1905 dit, en son article 26 : "Article 26

Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte."

Ainsi, si le message dans les mosquées est strictement religieux, pourquoi l'Etat interviendrait-il ? Si maintenant le message est politique, l'article 26 suffit à interdire aux imams étrangers, ou français, d'officier. Or, l'islam est une religion politique, le coran instruit son propre code législatif, et la manière dont le croyant doit se comporter avec les non-croyants. Comment dans ces conditions faire confiance à un imam pour ne pas propager le message politique inclus dans le coran, surtout s'il vient d'un pays où ce message politique est mis en exergue et appliqué à la lettre ? De toute évidence, l'Etat doit placer les mosquées sur écoute, de telle manière que les prêches des imams soient traduits et analysés par les services compétents de l'Etat afin de savoir s'ils contiennent un message politique attentoire aux valeurs et lois de la République. C'est la seule manière légale de savoir si la loi est respectée à l'intérieur des mosquées. Pas besoin de financer des imams et de les former, c'est illégal, et on n'a pas à supprimer la loi de 1905 pour cela.

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