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Guillaume Chevrollier
Question N° 54558 au Ministère de l'agriculture


Question soumise le 29 avril 2014

M. Guillaume Chevrollier attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, sur l'inquiétude des producteurs de porcs devant l'exclusion de plus en plus fréquente du porc dans les cantines scolaires. Cette exclusion pénalise l'ensemble des acteurs de la filière et risque de faire perdre l'habitude aux futurs consommateurs d'acheter et de consommer de la viande de porc. Il vient lui demander si le Gouvernement compte responsabiliser les collectivités territoriales compétentes en matière de restauration scolaire et réaffirmer les principes de la laïcité, pilier de notre République.

Réponse émise le 27 mai 2014

Mieux répondre aux besoins du marché intérieur est l'un des objectifs prioritaires de la filière bovine française, réaffirmé dans la stratégie à l'horizon 2025, élaborée à la demande du ministre en charge de l'agriculture dans le cadre de FranceAgriMer. Il s'agit de réduire la part des importations dans la consommation nationale (près de 25 %) et en particulier dans la restauration collective. Les achats des collectivités pour la restauration collective doivent respecter le code des marchés publics qui interdit le recours à un critère d'origine géographique, nationale ou infra-nationale, que ce soit pour le lieu d'implantation d'un fournisseur ou pour la provenance d'un produit. Un tel critère aurait pour effet de favoriser ou d'éliminer certains fournisseurs ou certains produits, en contradiction avec le principe de non discrimination. Aussi seuls des critères non discriminatoires peuvent permettre l'attribution de marchés à des viandes françaises (critère de développement durable tel que le respect de la charte des bonnes pratiques d'élevage, spécifications relatives à la qualité du produit ou aux races). Dans ce cadre juridique, l'action gouvernementale dans le domaine de la restauration collective publique repose sur la notion de circuits courts. Ainsi, le code des marchés publics a été modifié en 2011 pour permettre à l'acheteur public de privilégier, à égalité d'offre, les produits commercialisés directement par les producteurs ou les produits en circuit court (un seul intermédiaire). Par ailleurs, le ministère de l'agriculture a développé des mesures pour faciliter l'accès des gestionnaires de la restauration collective publique à des produits issus des circuits courts : amélioration des connaissances, projets de regroupement de l'offre (plate-forme), sites internet pour la promotion, voire la commande des produits locaux auprès de fournisseurs. L'objectif poursuivi est d'encourager ce type d'innovations et de les mutualiser pour favoriser leur développement. Enfin, le nouveau règlement de développement rural pour 2014-2020 affiche parmi les priorités de financement le développement des circuits courts, avec notamment une nouvelle mesure pour soutenir la coopération entre les acteurs de la chaîne d'approvisionnement en circuits courts. Il reviendra aux régions, autorités de gestions des programmes de développement rural pour 2014-2020, de définir les actions et les volumes financiers dédiés à cette mesure. Le soutien à la production nationale passe aussi par le déploiement, à partir de février 2014, de la signature « viandes de France » qui s'applique aux viandes nées, élevées, abattues et transformées en France. Le logo, décliné selon les espèces, est apposé par les distributeurs qui adhérent à cette démarche interprofessionnelle. Facilement reconnaissable par le consommateur, il garantit l'origine et la traçabilité du produit ainsi que le respect de normes strictes, dans le domaine sanitaire, environnemental et social. Des campagnes d'information sont programmées pour faire connaître le logo et les garanties qu'il recouvre. Alors que la dynamique semble bien engagée s'agissant de la grande distribution, il faut désormais avancer dans le domaine de la restauration collective. Les travaux vont se poursuivre avec les représentants de la restauration collective pour comprendre les freins à l'utilisation de viande française et essayer de les lever.

3 commentaires :

Le 23/06/2014 à 21:44, laïc a dit :

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"Les travaux vont se poursuivre avec les représentants de la restauration collective pour comprendre les freins à l'utilisation de viande française et essayer de les lever."

La réponse n'est pas très convainquante. On demande à l'Etat de faire appliquer la laïcité, et on a droit à un : " on va voir ce qu'on va pouvoir faire, vous savez, on a pas beaucoup d'autorité, la laïcité, c'est surtout indicatif, rien ne nous oblige à la faire respecter, les collectivités locales font ce qu'elles veulent, où elles veulent, quand elles veulent..." En plus on pose à l'Etat une question spécifique sur le porc, et il ne parle que de "viande française", comme si l'utilisation du mot "porc" était par lui même tabou, c'est dire l'état de déliquescence de l'Etat français face à l'islam...

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Le 24/06/2014 à 09:12, laïc a dit :

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Pour terminer mon précédent commentaire, je remarque que la réponse dit : "Mieux répondre aux besoins du marché intérieur est l'un des objectifs prioritaires de la filière bovine française". Et oui, on a bien lu "bovine". Alors de trois choses l'une : 1 la réponse (c'est-à-dire l'Etat) n'a pas complètement lu la question et a cru qu'on lui posait un question sur l'élevage bovin en France; 2 : l'Etat croit que le porc fait partie des bovidés, ce qui est inquiétant quand on pense que c'est ce même Etat qui doit éduquer nos enfants (bientôt il mettra les poulets dans la catégorie des bovidés également...); 3 le mot "porc" crée en lui une crise d'hystérie intense qui l'oblige à traduire immédiatement le mot "porc" en "boeuf", pour ne pas mettre à mal sa politique avec le monde islamique... Donc, voilà, à vous de choisir...

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Le 24/06/2014 à 10:13, laïc a dit :

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On peut penser aussi que l'Etat a très bien compris la question et que par pur esprit de provocation, il va traiter du boeuf à la place du porc, histoire de dire : "Vous aurez beau parler de porc, je ferai la sourde oreille et répondrai délibérément à côté. L'Etat français compte favoriser la communauté musulmane sur les lois de la république et la laïcité, et , d'une part, entre le développement de la filière porcine et, d'autre part, le maintien des traditons islamiques et le développement de l'islam en France, il choisira bien entendu le développement de l'islam en France, raison pour laquelle les questions sur le porc seront sciemment ignorées ou détournées . A bon entendeur, salut."

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