Intervention de Laurent Fabius

Séance en hémicycle du 12 novembre 2013 à 15h00
Questions au gouvernement — Programme nucléaire iranien

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères :

Monsieur le député, la ligne de la France, qui est aussi celle de la communauté internationale, est la suivante : l’Iran a parfaitement le droit d’utiliser l’énergie nucléaire civile, mais non la bombe atomique. Telle est la ligne sur laquelle s’appuie la négociation.

Voici quelques jours s’est tenue une longue négociation à Genève. Elle a été utile. La France y a apporté sa contribution. Je tiens à préciser que notre position correspond à la position commune des six pays, c’est-à-dire des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’Allemagne.

Cette proposition a été présentée aux Iraniens qui, après discussion, n’ont pas pu, à ce stade, l’approuver. Nous avons toutefois pris rendez-vous le 20 novembre pour que nos directeurs politiques se rencontrent à nouveau. J’espère qu’à cette occasion nous pourrons conclure un accord. Sur quelle base ? Sur une base de fermeté. Mais la fermeté n’est pas la fermeture : la France souhaite que le résultat soit, comme vous l’avez souligné, crédible et solide.

Je pense qu’à Genève nous avons avancé. Nous n’avons pas servi les intérêts de tel ou tel pays. La France est un pays indépendant qui agit au service de la sécurité régionale et internationale. Telle est et telle continuera d’être notre ligne.

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